Ferrimax : une conformité garantie de la fabrication à l’installation

Utiliser des produits certifiés est nécessaire, mais pas suffisant s’ils ne sont pas installés correctement. D’où l’intérêt de faire réaliser un audit d’installation comme ceux que propose le fabricant de coffres-forts Ferrimax.

« Avant de fabriquer et commercialiser des enceintes techniques de sécurité (ETS), les industriels doivent se soumettre à des normes, référentiels et tests de conformité de leurs produits. Mais après la sortie de l’usine, il reste plusieurs maillons faibles. S’ils n’ont pas été identifiés et anticipés, les failles s’installent, les vices cachés apparaissent et c’est la non-conformité de l’installation qui nous attend », explique Antonio de la Casa, CEO de Ferrimax et membre du comité A2P et du Syfraco. En effet, le processus de validation du CNPP pour apposer la marque A2P ne comprend pas la vérification de l’installation, et rien ne garantit que l’installateur respecte les méthodologies préconisées par le fabricant qui a été certifié.

Visites de validation
L’installateur n’étant pas forcément le fabricant, il faut s’assurer de la validité des informations communiquées en avant-projet. La prise de cotes nécessite impérativement un curage complet du site. Il faudra aussi tenir compte des éléments à intégrer (automates, portes blindées, boîtes aux lettres, coffres de transfert, consignes, etc.), mais également des passages de câbles, comme de la ventilation, de manière à préserver les réservations validées par le CNPP.
Un chantier étant en constante évolution, plusieurs visites sont nécessaires pour la validation de l’étude de réalisation. Si des écarts sont constatés au cours de l’installation, l’installateur est tenté de prendre des initiatives. C’est alors que risquent d’apparaître des non-conformités : découpage des panneaux pour les redimensionner, agrandissement des réservations, modifications et ajouts de passages de câbles, diamètre non respecté pour la VMC, chevilles de fixation non conformes aux préconisations du fabricant.
La solution idéale est un audit externe réalisé en cours et en fin de montage pour certifier l’adéquation entre le dossier technique et la réalisation. La solution intermédiaire serait d’exiger du fabricant un dossier technique d’installation avec des instructions précises, un DOE (dossier d’ouvrage exécuté) complet ainsi qu’un certificat de conformité de montage de la part de l’installateur. Le problème étant identifié, c’est aux acteurs impliqués dans le projet de prendre conscience des risques.